Fiscalité internationale : entreprises en Thaïlande 2026
Fiscalité des entreprises en Thaïlande : ce qui change vraiment selon votre structure
20 % d'impôt sur les bénéfices, exactement comme en France. Mais avec une base imposable calculée différemment.
Des déductions bien plus généreuses, et des exonérations massives disponibles pour les investisseurs qui ont pris la peine de structurer correctement leur activité. C'est ce que la plupart des dirigeants ignorent en arrivant en Thaïlande.
Corporate Income Tax
L'impôt sur les bénéfices des sociétés (CIT) : taux et bases
Le CIT thaïlandais s’applique au taux de 20 % sur le bénéfice net imposable. Les PME thaïlandaises (capital inférieur à 5 millions de baht et CA sous 30 millions) bénéficient d’un barème progressif plus favorable. Pour les structures à capitaux étrangers de taille significative, c’est le taux de 20 % qui s’applique.
Ce qui rend le CIT thaïlandais attractif par rapport à d’autres juridictions, ce sont les déductions admises : amortissements accélérés, provisions pour créances douteuses, déductions R&D à 200 % du montant engagé pour les projets éligibles.
Des leviers que peu de dirigeants exploitent pleinement, faute d’un expert comptable local spécialisé. C’est précisément là que se joue l’écart entre fiscalité théorique et fiscalité réelle.
20 % de CIT
Les taux qui structurent votre fiscalité
TVA, dividendes, retenue à la source : trois leviers à connaître
Au-delà du CIT, trois autres taux conditionnent la rentabilité réelle d’une structure thaïlandaise. Maîtrisés ensemble, ils placent la Thaïlande parmi les juridictions fiscalement les plus rationnelles d’Asie.
7 %
TVA thaïlandaise (taux réduit reconduit depuis 1997)
10 %
Retenue à la source sur dividendes vers actionnaire étranger
61
Conventions fiscales bilatérales signées par la Thaïlande
Le seuil d’assujettissement à la TVA est fixé à 1,8 million de baht de CA annuel (environ 47 000 euros). En dessous, l’enregistrement TVA est facultatif. La retenue sur dividendes peut être réduite à 5 % dans le cadre des conventions fiscales bilatérales avec la France, la Belgique ou les Pays-Bas.
Dispositifs fiscaux à activer
Trois leviers majeurs pour réduire la pression fiscale
Trois dispositifs concentrent l’essentiel des optimisations fiscales légales accessibles aux investisseurs étrangers en Thaïlande. Bien combinés, ils peuvent réduire significativement la charge fiscale globale.
01
BOI
Exonération CIT jusqu'à 13 ans
Une société agréée BOI peut bénéficier d’une exonération totale de CIT de 3 à 13 ans. La durée dépend du secteur (activité ciblée par le gouvernement, plus longue), de la zone géographique (provinces moins développées, prime additionnelle) et du montant d’investissement.
02
EEC
Eastern Economic Corridor
Corridor économique de 30 000 km² à l’est de Bangkok, l’EEC offre les incitations les plus généreuses du pays, alignées sur les standards des zones franches de Singapour ou Dubai. Plusieurs Fortune 500 y ont implanté des unités de production depuis 2018.
03
Conventions fiscales
Optimisation des flux internationaux
61 conventions de non-double imposition couvrant la quasi-totalité des pays d’Europe occidentale. Elles permettent de neutraliser l’imposition en cascade sur les flux transfrontaliers de dividendes, intérêts et redevances dans le cadre d’une structure holding bien construite.
TVA thaïlandaise
TVA thaïlandaise : fonctionnement pour les sociétés étrangères
La TVA thaïlandaise (VAT) est fixée à 7 %, taux réduit appliqué depuis 1997 et reconduit régulièrement. Elle s’applique aux ventes de biens et prestations de services en Thaïlande. Le seuil d’assujettissement est fixé à 1,8 million de baht de CA annuel (environ 47 000 euros).
Une société étrangère prestataire de services digitaux à destination de clients thaïlandais est assujettie à la TVA locale depuis la réforme de 2021. Un point souvent ignoré par les opérateurs SaaS européens.
Les dividendes versés par une société thaïlandaise à un actionnaire étranger subissent une retenue à la source de 10 %, l’un des taux les plus bas d’Asie. Les redevances (royalties) sont soumises à une retenue à la source de 15 % en général, ou 5 à 10 % selon le type de redevance et la convention applicable. Pour un groupe qui valorise ses actifs incorporels dans une structure holding, la Thaïlande offre un environnement fiscalement rationnel via les services financiers spécialisés de notre réseau.
Conformité fiscale
Les obligations déclaratives à ne pas manquer
La Thaïlande impose deux déclarations annuelles d’impôt sur les sociétés : un acompte à mi-exercice (formulaire PND 51) et la déclaration annuelle (PND 50). Les délais sont stricts. Un retard peut entraîner des pénalités allant jusqu’à 100 % du montant dû. Les points de vigilance prioritaires :
- Déclaration PND 51 (acompte mi-exercice) : ne jamais sous-estimer le bénéfice prévisionnel sous peine de pénalités significatives.
- Déclaration PND 50 (annuelle) : audit légal obligatoire pour toutes les sociétés thaïlandaises, quelle que soit leur taille.
- Comptabilité tenue selon les Thai Financial Reporting Standards (TFRS), proches des IFRS mais avec des spécificités locales à respecter.
- Bilan consolidé obligatoire dès que la société dépasse certains seuils légaux. Anticiper l'évolution structurelle dès la création.
Un montage entre une holding luxembourgeoise, une filiale thaïlandaise BOI et une structure opérationnelle française peut être parfaitement légal, documenté et optimisé. À condition d’avoir les bons conseils en droit fiscal international dès le départ.
Le bon fiscaliste, le bon comptable
Pourquoi l'expertise locale fait l'écart fiscal réel
La fiscalité thaïlandaise sur le papier est l’une des plus attractives d’Asie. La fiscalité réellement payée par les entreprises étrangères dépend de la qualité de leur structuration et de leur expert comptable. Les écarts entre une optimisation maîtrisée et une situation subie peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros par an, même pour des PME.
Le Thai Business Club connecte les dirigeants francophones aux cabinets fiscaux et comptables qui maîtrisent à la fois le droit thaïlandais et les enjeux du droit fiscal international. Un accès direct, sans intermédiaire commercial.